Disons-le tout de suite : le pare-brise d’aujourd’hui n’a absolument rien à voir avec le premier-né de sa famille. De la rigidité à l’opacité en passant par la technologie jusqu’à l’esthétisme, la vitre avant d’une voiture est devenue bien plus qu’une simple protection contre le vent ou la pluie.

Pare-brise: les origines

Impossible de parler du point de départ du pare-brise sans faire allusion à la Randolph de 1874. Historiquement, c’est la toute première auto à s’être équipée d’une vitre avant. Il faudra néanmoins attendre quelques années, soit 1880, pour que Amédée Bollée, fondeur de cloches et inventeur Français, réitère l’opération avec une voiture à moteur nommée « La Nouvelle ». Or, ce n’est qu’en 1899 que la commercialisation du vitrage automobile prend véritablement son essor avec une hausse significative de conducteurs adhérant au concept.

Les moments clés de la vitre avant sur les voitures

  • Comme indiqué en préambule, la vitre avant des autos n’a pas toujours ressemblé à ce que nous connaissons aujourd’hui. À la base, les pare-brises étaient plats, outre le fait d’être montés par le biais d’une ficelle. En résumé, une fixation entre les lèvres du joint.  
  • Dans une démarche d’aérodynamisme, le bombage, technique pour donner une forme cylindrique ou sphérique au verre, a été adopté dans les années 1950 pour créer des courbes. Dès lors, l’aspect plat et traditionnel du pare-brise a pris un virage décisif vers le progrès et accessoirement, l’esthétisme.
  • L’année 1983 marquera deux changements majeurs dans l’industrie du vitrage automobile. Premièrement, le déploiement du verre feuilleté, devenu obligatoire et dont le but principal consiste à réduire les dégâts physiques en cas d’accident (par contre, la lunette arrière échappe à la règle pour des raisons de coût et est donc confectionnée en verre trempé). En deuxième lieu, les vitres sont désormais collées. D’ailleurs, la Volvo PV444 a été le premier modèle à profiter de cette nouveauté.

Vitrage automobile : la sécurité avant toute chose

La sécurité était, est et sera toujours le fil rouge du vitrage automobile. Le pare-brise constitue par défaut le premier rempart entre le conducteur et tout danger venant de l’extérieur. Si ce bouclier venait à faillir à ses obligations, les conséquences pourraient être dramatiques. C’est pourquoi la Législation Française est on ne peut plus claire en ce qui concerne la transparence intérieure et extérieure du verre à l’avant ainsi que des vitres latérales. Ces derniers doivent convoyer au moins 70 % de la lumière.

Parallèlement, certains papiers doivent impérativement figurer en bas à droite d’un pare-brise – la vignette Crit’air, le contrôle technique et le certificat d’assurance. Certains d’entre vous doivent surement se rappeler de la fameuse pastille verte qui a disparu en 2012. Pour rappel, cet autocollant était gage qu’une auto n’était pas polluante et était notamment administré aux véhicules électriques et à hydrogène.

Veuillez noter que certaines vitres avant sont dotées d’une technologie sonore qui réduit grandement les bruits dans l’habitacle. Ces derniers sont reconnaissables grâce au logo d’une oreille qui marquent leur singularité.

Le Pare-brise athermique

C’est sans aucun doute l’un des plus connus. Équipé d’une feuille de verre, un pare-brise athermique fait tout simplement office de vitre réfléchissante et rejette des rayons UV, évitant ainsi une surconsommation des premières climatisations énergivores. Cette opération est réalisable grâce aux fines particules métalliques présentes dans le verre. Ainsi, l’habitacle est à l’abri d’une trop grande diffusion de rayons infrarouges, assurant un confort optimal pour le conducteur. D’autre part, ce type de vitre avant est facilement reconnaissable en raison d’une certaine teinte verte à 70% et visible à l’œil nu. Cependant, ce type de pare-brise anti-chaleur est de moins en moins équipé en première monte, compte tenu de l’efficacité actuelle de la climatisation automobile.

Le Pare-brise chauffant 

Le pare-brise chauffant est sans conteste un « must » pendant l’hiver ou pour les automobilistes qui résident dans des pays où la neige et le givre sont monnaie courante. D’une part, ce verre met fin à l’utilisation du chauffage traditionnel en ôtant les désagréments liés au froid, d’autre part, le risque d’abîmer la vitre avant avec un grattoir quelconque devient nul. Autrement dit, plus besoin d’appréhender un éventuel choc thermique ou la mauvaise manipulation d’un outil.

Au cas où vous ne le sauriez peut-être pas, c’est FORD qui est le créateur de cette technologie datant des années 80. À l’époque c’est le modèle Scorpio du constructeur américain qui a été le premier à en bénéficier. Grâce à des microfilaments intégrés dans les couches de verre constituant le pare-brise chauffant, l’usager peut donc affronter le froid et ses attributs sans problème.

Le Pare-brise acoustique : et pour quelques décibels de moins

L’habitacle d’une voiture peut être en proie à certaines contrariétés. Les plus célèbres sont sans conteste le soleil (pour la visibilité) et la chaleur, mais sachez que le bruit est aussi considéré comme un élément perturbateur. Avez-vous déjà emprunté une autoroute bondée de poids lourds où les klaxons se donnent la réplique ? Non ? Peut-être avez-vous alors eu la mauvaise surprise de vous retrouver coincé entre deux machines agricoles sur une route de campagne ? Dans les deux cas, le bruit peut rapidement devenir embêtant, voire intenable.

Le Pare-brise panoramique

Qui dit panorama, dit forcément vue. En l’occurrence, un pare-brise panoramique ne déroge pas à la règle, puisque ce type de verre avant propose une visibilité unique. Entre les angles améliorés, une meilleure luminosité et une perception en haute définition, ce composant offre une expérience inédite à la fois au chauffeur et aux passagers.

Inutile de préciser que cette vitre avant est d’une taille plus imposante que les modèles standards. Pour vous donner une idée, sachez que cet accessoire prend naissance depuis la base du capot et s’achève au niveau du montant central. Reste à savoir si ce produit sera implanté par défaut sur tous les types de véhicules dans le futur.

Le pare-brise triptyque

La visibilité est un facteur fondamental pour n’importe quelle vitre avant. Dans cette optique, le pare-brise triptyque est manifestement un produit de choix. Sa particularité ? Proposer tout simplement un angle de vision supplémentaire sur les côtés latéraux.

Le pare-brise avec bandeau 

Le but initial du pare-brise avec bandeau est le filtrage de la lumière pour le conducteur. Force est de constater qu’il est rapidement devenu un accessoire de mode, notamment auprès des jeunes. Apposé sur la partie supérieure de la vitre avant, ce sticker fait souvent office de bannière pour de la communication, notamment de la publicité. Bien entendu, les marquages personnalisés n’ont aucun effet sur sa fonction première, à savoir la protection contre le soleil.

Le pare-brise teinté

Passons maintenant à un sujet qui suscite l’intérêt de nombreux automobilistes : le pare-brise teinté. Qu’est-ce qui est autorisé ou non ? Comme évoqué un peu plus haut, le Législation Française impose une (TLV) transmission de lumière visible de 70% en fonction du décret de 2016. À ce titre, il est tout à fait possible d’avoir recours à des films teintés clairs, du moment que ces derniers suivent les consignes.  De surcroît, il est à noter que les véhicules sortis de l’usine sont par défaut équipés d’un indice de TLV situé entre 70% et 88%.   

Le futur du vitrage automobile

Nous vivons dans l’ère où la technologie est omniprésente et le pare-brise n’échappe pas à la règle. Selon vous, quels éléments pourraient améliorer la vitre avant d’un conducteur en 2022 et pour les années à venir ? La réalité augmentée, un écran interactif ou encore un assistant vocal symbolisent de bonnes pistes, mais qu’en est-il réellement ?